Psyché

Psyché
Mes yeux sont les miroirs de mon âme
Mon âme est sensible à la lumière
Par une machination infâme
Mes yeux ont halluciné la Terre

Eblouie par l'intense illusion
Mes pensées se sont prises à tricher
Détruisant les interprétations
De leur double au fond de la psyché

Ce matin mes pensées sont en panne
Mon essence ne leur suffit plus
Les images sont pâles et diaphanes
Le miroir ne les reconnait plus

Les rouages au travers de la glace
Qui illuminent la réflexion
Sans prévenir une nuit se cassent
Sans un moyen de réparation

J'ai brisé ma machine à reflets
Je n'ai pas tout de suite compris
Ce que je faisais quand j'ai soufflé
La douce folie de mon esprit

# Posté le dimanche 03 juin 2007 06:42

Rencontre sportive

Rencontre sportive
Assis sur un banc, aux deux extrémités, un soir d'été.

C'est alors que ma langue se déplie, rampe au sol tel un crotale, et va chatouiller vos seins de crème. Vous en rigolez, et pour vous venger, crachez une salive rose qui me trempe tête à pieds. Me voilà ressemblant à un bonbon comique. Si les bonbons vous les suciez de vos yeux, je serais déjà fondu tellement ils me dévorent. Je remballe ma langue et balance un bras caressant qui fait mouche sur vos joues, les gonflant de plaisir rouge. Vous rétorquez en me ficelant de votre chevelure, et je me réchauffe dans cette couverture d'amour. Vous riez de voir votre nouvelle peluche, et je ne rechigne pas à être cette coqueluche. Mais j'ai encore un pied de liberté pour la bataille, duquel je botte vos fesses jusqu'aux étoiles. C'est ainsi que se prend une dimension autre: Peur de votre défaite dans ce noir cosmique, vous m'offrez quelques comètes sur la figure et me faites un oeil au beurre d'astre. Je ramasse les restes en collier, j'y rajoute de mes dents et insiste pour que vous le mettiez.
Sotte! Je vous mords le buste et en arrache la peau. Un sang fleuri en découle et tapisse quelques univers. Je ris de ce méfait que vous n'êtes pas prêt de pardonner.

C'est pour ça que tu précipites les choses entre nous. Ton talon de cristal transperce mon pied et mon cri secoue les nuages. Tu ne t'arrêteras plus, n'est-ce pas? Te voilà trempant tes cheveux dans le soleil, pour rendre le fouet plus brûlant. Il claque sur mon dos et calcine ma peau. Mais je me rebiffe, les attrape de ma main humide de sueur et les arrache avec douceur. Tu pleures des perles qui viennent noyer mes deux poumons, je vide mes poches et t'étouffe de leur argent!
Mais le coeur est encore!

Je t'éventre d'un croc de Grande Ourse, tu m'arraches les entrailles d'un jet de gravité. Chacun perd l'enrobage viscéral qui ceinture son coeur. Les deux organes brûlants se savourent enfin.


texte écrit par Prométhée

# Posté le samedi 26 mai 2007 08:16

Lune

Lune
C'est la nuit. Tout est sombre dans l'obscurité.
Seule brille la Lune avec un air sauvage.
Farouchement éprise de leurs vérités,
Elle a gardé l'esprit des rêveurs en otage.

Se lèvent leurs regards vers l'astre scintillant,
Et leur âme s'emplit de ce nouvel espoir.
Elle observe dans leurs yeux son reflet brillant,
Sonde les profondeurs, explore les regards.

Gardienne souveraine de l'inspiration,
C'est alors qu'elle insuffle en eux la poésie,
Leur rendant tous les rêves qu'elle avait saisis.

Astronomique muse emplie de nos passions,
En un simple regard tu recrées l'amnésie,
Conservant le mystère de la création.

# Posté le samedi 19 mai 2007 08:52

Amante

Amante
Dans un monde aussi froid que des statues d'ardoise,
Persiste une douceur, la chaleur de l'humain.
Si le regard séduit, le sourire apprivoise
Les mouvements lascifs des courbes et des mains.

La sensualité de la chair et du corps
Eveille mes désirs, électrise ma peau.
Ivrogne du contact, saoûle des corps à corps,
Au sein des jouissances je trouve le repos.

J'en conviens, ma débauche est à pleurer de honte;
J'ai lâchement offert mon corps à la paresse,
Délaissant les amours, recherchant les caresses.

Comment ne pas céder lorsque le désir monte,
Ne pas s'impatienter lorsque jamais ne cessent
Ces viles tentations si chargées de promesses?

# Posté le samedi 19 mai 2007 08:45

Modifié le jeudi 21 juin 2007 10:43

Sommeil Lourd

Sommeil Lourd
Pèse le sommeil sur mes remords
Le jour est trop lourd à supporter
Si la nuit m'écrase je m'endors
Par les gardes des morts escorté

Je suffoque sous le poids du tort
L'oreiller peut me réconforter
Un grand rouleau m'étale le corps
Compresseur des rêves déportés

Ma voix a pesé dans ce rapport
Que le diable aurait dû emporter
Qu'importent les charges... qu'importait!

Aujourd'hui la masse de ces corps
M'opresse et m'opressera encor
Le sommeil ne peut plus m'emporter
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# Posté le samedi 12 mai 2007 11:44