Face au grand précipice, au bord de la falaise,
Si je regarde en bas, je n'en vois pas le fond.
Le vertige me prend, je me sens mal à l'aise,
Avec tout ce néant, mon esprit se confond.
Je n'ai plus de désirs, mais faisons l'hypothèse
Qu'un seul ait subsisté dans cet antre profond ;
Comment le reconnaitre au sein de ces malaises,
Dans cet antre béant où les vies se défont?
Il me faudrait un rêve émergeant de la glaise,
Qui s'épanouirait, dont le parfum me plaise,
Une fleur qui jaillisse quand la glace fond;
Et alors le vent froid, qui hurle des tréfonds,
Deviendrait doux ; une brise dans les mélèzes,
... Le printemps reviendra, mais l'hiver est si long...
Si je regarde en bas, je n'en vois pas le fond.
Le vertige me prend, je me sens mal à l'aise,
Avec tout ce néant, mon esprit se confond.
Je n'ai plus de désirs, mais faisons l'hypothèse
Qu'un seul ait subsisté dans cet antre profond ;
Comment le reconnaitre au sein de ces malaises,
Dans cet antre béant où les vies se défont?
Il me faudrait un rêve émergeant de la glaise,
Qui s'épanouirait, dont le parfum me plaise,
Une fleur qui jaillisse quand la glace fond;
Et alors le vent froid, qui hurle des tréfonds,
Deviendrait doux ; une brise dans les mélèzes,
... Le printemps reviendra, mais l'hiver est si long...
